Mairie de Blâmont - Place de l'Hôtel de Ville

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La commune - Histoire de Blâmont

L'histoire de Blâmont

 

Nous avons souhaité rétablir le blason historique de la municipalité, tel qu’il figurait encore sur les bulletins municipaux du maire Jean-Roland Belin (1966-1983). Car les seuls saumons blancs sur fond rouge sont les armes du comté de Blâmont, et notamment du comte Henri Ier. Mais sur les sceaux des municipalités de 1573 et 1643, déposés aux archives départementales, figurent la rose (déjà présentes sur les sceaux des comtes Henry IV et Thiébault II de Blâmont) accompagnée des saumons adossés de la famille de Salm. Cependant, pour différencier le comté de la municipalité, les émaux ont été inversés, le blason municipal étant ainsi « d’argent » (blanc).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nom latin de Blâmont dans les chartes anciennes est Albus Mons : la couleur du sol calcaire a certainement amené  à nommer ce lieu  Albus Mons, Blanc Mont. Origine que l'on trouve de nos jours dans la toponymie des environs de Blâmont: le ruisseau d'Albe par exemple.

Aux confins des cités gauloises des Médiomatriques et des Leuques la voie gallo-romaine reliant Scarpone au Donon longe les vallées de la Vezouze et de la Voise au confluent desquelles , sur la rive gauche de la Vezouze au lieu-dit Giroville s'établiront les futurs Blâmontais.

Les premiers seigneurs connus de Blâmont sont mentionnés à partir des Xème et XIème siècle.

Les comtes de Blâmont ont pour origine la maison de Salm, seigneurie des Ardennes belges dépendant du duché du Luxembourg. Vers 1110 Herman II épouse en secondes noces Agnès de Langstein fondatrice de l'abbaye de Haute Seille. Cette union donne naissance au lignage des comtes de Salm-Vôge dont les armoiries arborent "de gueules à deux saumons d'argent entremêlés de neuf croix d'or"

A la fin du XIIème siècle, sans doute sous le règne d'Henri II, une tour fortifiée est érigée sur le promontoire dominant la communauté installée à Giroville, qui deviendra le château des comtes de Blâmont.

Le  fils cadet d'Henri II, Ferri, devient le premier possesseur de la terre de Blâmont que son père lui concède en apanage vers 1220.

C’est avec le règne de son fils Henri Ier de Blâmont (1264-1331), que la seigneurie de Blâmont prend son essor. Il agrandit son domaine. A Blâmont, il construit l’enceinte de pierre du bourg entre 1290 et 1311 et agrandit le château. Il est sénéchal du duc de Lorraine et démontre ses qualités de chevalier en 1285 lors du tournoi de Chauvency.

Henri Ier de Blâmont (à gauche) au tournoi de Chauvency (1285). Manuscrit du tournoi de Chauvency, Jacques Bretel

 

La proximité des comtes de Blâmont avec les ducs de Lorraine pour services rendus - militaires et diplomatiques - par Thiébaut Ier en particulier leur valent des récompenses qui étendent considérablement leurs possessions.

Partages successoraux, legs et ventes diverses entraînent le déclin de la maison de Blâmont dont les terres sont léguées au duc René II de Lorraine par Olry de Blâmont en 1506 .

Après la mort de son mari Christine de Danemark, régente du duché, s'installe à Blâmont à partir de 1541.

Elle fait construire un palais de style Renaissance au pied du vieux château médiéval, partiellement incendié à la suite du siège de 1587 par les reîtres protestants venus d'Allemagne.

 

François Clouet (Tours?, vers 1515 - 1572 Paris), Portrait de Christine de Danemark, Duchesse de Milan puis de Lorraine

La  Guerre de Trente Ans ravage le Blâmontois. Le bourg de Blâmont défendu par François de Klopstein est ruiné à la suite du siège et de l'incendie fin août 1636 par les troupes de Bernard de Saxe-Weimar. En novembre 1638, les troupes françaises démantèlent le château médiéval et l’enceinte urbaine à l’issue d’un second siège. Le château ne sera jamais relevé.

Il faut attendre le début du XVIIIème siècle pour que la ville retrouve le chemin de la prospérité grâce à la diligence d'une population croissante et à sa situation à la croisée de voies de communication au cœur d'un espace agricole actif. Elle est alors une entité autonome - un baillage - fière de ses lois propres, de sa justice, de son administration locale.

 

La Révolution coule Blâmont dans le moule administratif commun et centralisateur: elle devient un district dont l'importance rivalise avec Lunéville. Le début du XIXème siècle voit se développer des activités industrielles qui assureront la prospérité de la ville jusqu'à la Première Guerre Mondiale: brasserie (Baumgarten), forges (Labourel), tannerie (Hertz), textile (Bechmann), chocolaterie (Burrus), scierie ... Des villages voisins elle draine de nombreux chalands  qui y trouvent biens et distractions dans divers commerces, cafés, foires et marchés. Son collège, fondé en 1812 par l'abbé Lebon, attire des pensionnaires venus de toute la région. La population de la ville dépasse les 2500 habitants au milieu du siècle. C'est durant cette période de prospérité que sont édifiés l'hôtel de ville (1830), la synagogue (1844) et l'église (1852).


Cependant à l'écart de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg, Blâmont devra se contenter de desserte locales : LBB (Lunéville-Blâmont-Badonviller) et ABC (Avricourt-Blâmont-Cirey/Vezouze).

 

Les deux guerres mondiales portent de rudes coups à la prospérité de la ville. Proche de la frontière lors de la première elle est occupée par les Allemands jusqu'à la fin du conflit et le théâtre d'exactions dès le mois d'août 1914.
L'occupation lors de la Seconde Guerre Mondiale est marquée par le martyr de la communauté juive. En 1944 la ville est en grande partie détruite par les pilonnages américains provoquant l'incendie du Centre de Protection de l'Enfance de la Croix-Rouge. L'héroïsme des pompiers permet de sauver les enfants prisonniers de l'incendie dans les caves de l'établissement en les extrayant un à un par les soupiraux avant de les mettre en sécurité.

La reconstruction est difficile, les changements du monde contemporain ont raison des entreprises qui n'ont pas les moyens ou sont incapables de s'y adapter. L'incendie de la laiterie St Hubert en 1991 signe la fin de l'activité industrielle d'importance à Blâmont.

 

A l'heure actuelle, siège de la Communauté de Communes de la Vezouze et chef-lieu d'un canton de 33 communes, Blâmont est un centre de services indispensables dans les domaines de la santé, du commerce, de l'éducation, des loisirs ...Les principaux employeurs sont le Centre de Protection de l'Enfance de la Croix-Rouge (Les rives du Château), l'Education nationale (collège, écoles primaire et maternelle), le département (antenne locale de la DDE), la maison de retraite  Les Diamants, l'Hôpital 3H qu'elle partage avec les bourgs voisins, 2 Supermarchés...